Alors on prend le bonheur en retard, on s'accroche, on s'attarde. Sur les choses, les gens, les événements qui en valent la peine, ou pas. On enfile un jean, comme on fume une cigarette, on compare l'incomparable. On boit, on rit, on chante et on pleure. On s'égare, on se cherche, on cherche le soi-même d'avant. On prend garde à aimer et à se faire aimer. On a le sourire, on a le c½ur aux bords des yeux. On apprend de nos erreurs et on en fait d'autres, pires. On se fout du monde, de toute façon on ne peut plus rien en faire. On s'assoit par terre, dans l'herbe. Ta main dans la mienne, ta guitare, ma musique. J'aime les pâquerettes, on s'en fout. Tout devient nul. On est bourré à la peur, piqué à l'euphorie, sniffer au bonheur. On aime ça, on s'en passe plus. Gueulons, amis, amis. Peace, love, cool, zen. On a les yeux rouges, mais c'est pas grave. C'est l'ivresse, on est heureux.




